Vendredi 2 mai 2008 5 02 /05 /Mai /2008 17:00
 
Avertissement : ce blog n'est pas une étude, ni une thèse d'érudition. C'est un moyen de partage d'une passion basée sur des documents, des photos et des vidéos d'archives.

Chers lecteurs et amis de la Tunisie, en général et de Bizerte, en particulier.


Bonjour,

Dans les jours à venir, vous allez découvrir, à travers ce blog, une page fondamentale de l'histoire de Bizerte. Sa genèse.

Vous allez voir comment cette ville a surgi des marécages comme par enchantement, à proximité immédiate de la cité arabo-musulmane qui depuis sa fondation par les Phéniciens, a gardé son cachet originel.

Alors, je vous invite, dans un avenir proche, à me suivre dans cette formidable aventure....

Dans cette attente, et pour vous mettre l'eau à la bouche, je vous offre une balade dans les rues de la Nouvelle Ville  (Mettez le son).


A trés vite..................

A propos de l'association FRANCE TUNISIE : cliquez sur le lien suivant :
http://francetunisie.org/
Par M ABIDI
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Vendredi 2 mai 2008 5 02 /05 /Mai /2008 19:49

Savez vous d'ou vient  l'expression relative aux Bizertins:
"Ya Binzarti Ya Gaddêmm Ras El Houta?"*
*" Ôh, bizertin, croqueur la tête du poisson"


Si vous êtes pressés alors demandez la réponse aux doyens de Bizerte, sinon attendez que je vous raconte son origine avec plus de détails.

Mais avant, je souhaiterai vous raconter la véritable version de la légende du dauphin telle que rapportée par Pline l'Ancien . Cette version va d'un coup detruire la poèsie et la magie de celle souvent véhiculée par les sites sur Bizerte.

Je vous raconte cette version ?  Tenez vous bien, elle n'est pas drôle.

 

RSCN3299.JPG

Pline l'Ancien 
HISTOIRE NATURELLE livre IX

 .... Le dauphin n'est pas seulement ami de  l'homme, il aime aussi la musique; la symphonie le charme, et surtout le son des instruments hydrauliques. Pour lui l'homme n'est pas un étranger dont il ait peur ; il va au-devant des vaisseaux, il joue, il bondit, il joute même, et dépasse les navires, quoiqu'ils voguent à pleines voiles.

 Sous le règne du dieu Auguste, un dauphin mis dans le lac Lucrin prit en amitié l'enfant d'un pauvre : cet enfant, allant habituellement de Baies à Putéoles pour se rendre aux écoles, s'arrêtait vers midi sur la rive, l'appelait du nom de Simon, et l'alléchait en lui jetant des morceaux de pain, qu'il portait dans cette intention. Je n'oserais rapporter ce fait, s'il n'était consigné dans les écrits de Mécène, de Fabianus, de Flavius Alfius et de plusieurs autres.

A quelque heure du jour qu'il fût appelé, eût-il été caché au fond des eaux, le dauphin accourait : ayant reçu sa portion de la main de l'enfant, il lui présentait son dos pour qu'il y montât, et cachait ses aiguillons comme dans une gaine. Il le portait ainsi jusqu'à Putéoles à travers un grand espace d'eau, et le ramenait de la même façon. Cela dura plusieurs années, jusqu'à ce qu'enfin, l'enfant étant mort de maladie, le dauphin, qui venait de temps en temps au lieu accoutumé, triste et affligé, succomba à son tour, victime (ce dont personne ne douta) des regrets qu'il éprouvait.

 Un autre, il y a quelques années, sur la côte d'Afrique, près d'Hippone Diarrhyte (Bizerte), recevait de la même façon des aliments de la main des hommes, se prêtait à leurs caresses, jouait avec les nageurs, et les portait sur son dos. Il fut frotté avec un parfum par Flavianus, proconsul d'Afrique : cette odeur, nouvelle pour lui, l'assoupit, et il flotta comme un corps mort. Pendant quelques mois il s'abstint de la société des hommes, comme si un outrage l'en avait chassé ; puis il revint, et présenta le spectacle des mêmes merveilles. Les vexations que les hommes puissants, attirés par la curiosité, faisaient subir à leurs hôtes, déterminèrent les habitants d'Hippone à le tuer. 
 
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Par M ABIDI - Publié dans : histoire
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Samedi 3 mai 2008 6 03 /05 /Mai /2008 18:03

Revenons à notre expression. "Ya Binzarti Ya Gaddêmm Ras El Houta!"*
* " Ôh, bizertin, croqueur la tête du poisson"

Pour comprendre son origine, il est  primordial de connaître l'histoire de Bizerte.

Vous n'êtes pas sans ignorer que, en dehors de la partie dite "BLED EL ARBI", la Médina et ses quartiers, la ville de Bizerte est une création pure et simple, sortie des marécages.

Regardons ce qui suit:

Avant l'arrivée des Francais en 1881 ( Proclamation du protectorat)



La communication entre le lac et la mer était établie, jusqu 'à l’arrivée des Français, par deux canaux, prenant leur origine dans le vieux port et se rejoignant avant d'atteindre le lac. Leurs contours donnent un aspect original à Bizerte surnommée, la "Venise Africaine", avec un pont dit des Soupirs, qui a son cachet, mais nulle ressemblance avec celui de la cité des doges.  

Ces deux canaux, depuis longtemps envasés, et n'ayant qu'une profondeur de 1 à 2 mètres ne pouvaient, en raison de leurs détours, être facilement utilisés pour la grande navigation
.

Par M ABIDI
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Samedi 3 mai 2008 6 03 /05 /Mai /2008 18:26

Avec l'arrivée des Français

L'amiral Aube, pendant son passage au Ministère de la Marine, projeta de transformer le port de Bizerte, mais il ne put que faire opérer quelques dragages à l'entrée du port.

 

Aussi résolut-on de couper directement l'isthme de sable qui séparait le lac de la mer et de créer de ce côté, c'est-à-dire à l'est et en dehors de la ville, le chenal en ligne droite et le port. Le chenal avait une largeur de 100 mètres, sa profondeur était de 9 mètres. Sa longueur avait 900 mètres au départ; à cette distance, les deux extrémités du chenal, dans la mer et dans le lac, atteingnaient des fonds de 10 mètres.

Alors Regardez la vidéo qui suit et vous allez avoir une première idée....



La suite dans quelques Jours...
Par M ABIDI - Publié dans : Collection
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Vendredi 9 mai 2008 5 09 /05 /Mai /2008 19:15

Avant d'aller plus loin dans les transformations et les travaux que la France avait entrepris, restons dans la configuration ou la Benzart d'alors évoquait Venise.
Le vieux port n'était pas le cul de sac actuel, coupé du lac, mais bien son exutoire, divisé en deux canaux enserrant une petite île (R'bâa) reliée aux rives par des ponts de pierre ou de bois ( pont la scala et le pont de la porte de Tunis).

Il n'est pas étonnant que la majorité des bizertins vivaient de la pêche dont le produit surabondant ne pouvait guère s'écouler sur Tunis à l'allure des transports de l'époque et on ne savait conserver qu'une faible partie : oeufs de mulets ( boutargue ou poutargue), salaison du petits poissons "zmimra " (ou " Chaouri"  pour les bizertins) dont les bancs migrateurs ne passent qu'au printemps.



Chaouri séchant au soleil
Je ne veux pas créer de polémique, si je vous disait qu'une des spécialités, aujourd'hui "dite sfaxienne", était confectionnée à Bizerte: c'est la "Chermoula"! Oui. La chermoula est un confit de daurades au miel, au vinaigre, aux raisins secs, aux oignons confits et aux épices.
Mais qu'était ce au prix des quantité énormes de loups, de mulets, de marbrés, de rougets, de sole, de sars, de serrans, d'ombrines et j'en passe, qui, chacun à son époque, venaient frayer dans les eaux calmes du lac ( sans être inquiété ou menacé par la gloutonnerie des prédateurs), et remontaient le canal naturel, là au pied des maisons. Point besoin, pour aller les chercher, d'affronter les colères de la mer ou le désagrément des fonds rocheux qui déchirant les filets.

Dame nature a été plus que généreuse avec les bizertins. Et les bizertins savaient comment profiter de cette manne. ils savaient comment cueillir les poissons sur place : dans le canal même, devant leur porte, gamins et adultes plongeaient, armaient de leur main, attrapaient les daurades ou autre espèce, leur portaient un coup de dents mortel sur la tête puis les embrochaient dans une grande aiguille.

Voila mesdames et messieurs une pêche, une récolte, plus qu'insolite qui a fait le tour du pays et du coup les bizertins sont devenus, avec beaucoup d'affection et de sourires, les "Croqueurs de la tête du poisson". 

A travers mes déplacements dans les villes de la Tunisie, j'ai toujours entendu, alors que je me présentais comme venant de Bizerte, cette expression qui  favorisait la sympathie et tissait rapidement les liens avec mes interlocuteurs.


Illustration Vidéo...(mettez le son)

 



LES SINGULARITES DE BENZART

...Autour de Carthage sont des champs cultivés et des plaines qui produisent des grains et divers autres objets de consommation. A l'ouest est un district considérable, nommé Satfoura, qui compte trois villes dont la plus voisine de Tunis s'appelle Achlouna, les deux autres Tînidja (Tindja) et Binzart (Benzart, Bizerte). Cette dernière, bâtie sur les bords de la mer à une forte journée de marche de Tunis, est plus petite que Sousa, mais elle est bien munie, peuplée et il s'y fait un commerce assez actif en toutes espèces de commodités. A l'est de Bizerte est le lac du même nom dont la longueur est de 16 milles et la largeur de 8 ; il communique par une embouchure avec la mer. Plus il pénètre dans les terres plus sa surface s'agrandit, et plus il se rapproche du rivage plus il devient étroit.

Ce lac offre une singularité des plus remarquables. Elle consiste en ce qu'on y compte douze espèces différentes de poissons, et que, durant chacun des mois de l'année, une seule espèce domine sans mélange avec aucune autre. Lorsque le mois est écoulé, l'espèce de poisson qui lui correspond disparaît et est remplacée par une nouvelle également distincte et ne se confondant point avec la précédente qui a disparu, et ainsi de suite jusqu'à la fin de l'année, et tous les ans. Voici les noms de ces douze poissons : ce sont le bourî (mugicephalus), le câdjoudj, le mahal, le talant, les achbîlînîyât, la chalba, le câroudh, le lâdj, la djoudja, la kahlâ, le tanfalou, et le calâ.

Au sud-sud‑ouest de ce lac et sans solution de continuité, il en existe un autre qui s'appelle le lac de Tînidja (lac Ischkel), et dont la longueur est de 4 milles sur autant de largeur. Les eaux communiquent de l'un à l'autre d'une manière singulière, et voici comment : celles du lac de Tînidja sont douces et celles du lac de Bizerte salées. Le premier verse ses eaux dans le second durant six mois de l'année, puis le contraire a lieu ; le courant cesse de se diriger dans le même sens et le second lac s'écoule dans le premier durant six mois, sans cependant que les eaux de celui de Bizerte deviennent douces, ni celles du lac de Tînidja salées. Ceci est encore l'une des particularités de ce pays. A Bizerte comme à Tunis, le poisson est peu cher et très abondant.

Par M ABIDI
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Samedi 10 mai 2008 6 10 /05 /Mai /2008 14:11

Mesdames, Messieurs,
chers lecteurs et amis,

Après cette devinette qui n'avait pour objectif que de vous inciter à vous intéresser à l'histoire de Bizerte et sa genèse, je vous invite à découvrir la suite du programme :

Introduction

 En 82 ans, la France a laissé derrière elle, dans Bizerte et sa région, plus de traces que « 3000 ans d’histoire ». En dix ans seulement, 1891-1901, la métamorphose a été bouleversante. Une ville créée de toute pièce a poussé des marécages comme par enchantement.  L'aménagement de l'espace conçu par le protectorat français pour créer la plus grande base aéronavale de la côte de l'Afrique, a conduit à la mise en place, à proximité immédiate de la médina, d'une ville moderne exemplaire respectant l’architecture coloniale. Pour ainsi  dire, Bizerte est une création française.
Et pendant toute la période de la présence de cette dernière, elle a été considérée comme le prolongement de la France. « Le Toulon Africain ».

La présentation qui va suivre et qui matérialise cette métamorphose, sans être exhaustif ni prétentieux, se repose sur des documents filmés, sur des photographies et surtout sur des cartes postales anciennes. Vous allez voir comment la physionomie de la vieille cité, ancien comptoire phénicien, a été profondément remodelée pour donner le jour à une agglomération différente, qui a, tant bien que mal, sauvé son originalité .
 

Objectifs


►   Réussir à vous faire vivre, à travers  l’image, une page fondamentale de l’histoire de la ville de Bizerte,
►   Partager avec vous l'amour de cette ville.

Plan

    Contexte géographique de la ville
►   Le nom de Bizerte et son Origine
       -  Les armoiries de la ville (Blason)
       -  Bizerte au fil du temps
►    Bizerte avant 1881 (diaporama)
►    Bizerte entre 1881-1956 (diaporama)
        -  Ca s'est passé à Bizerte
        -  Une autre expresssion pure Bizertine

Enfin, Vous et Bizerte ( réactions et commentaires à tout moment).

Avant Tout, une petite Balade dans les rues et environs de Bizerte ( Mettez le son et heureux celui qui comprend les paroles ).



 
Par M ABIDI
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Jeudi 15 mai 2008 4 15 /05 /Mai /2008 08:06

 
Il suffit de jeter les yeux sur une carte de la Méditerranée pour voir l'importance de la position de Bizerte. Placée à cheval sur les deux bassins de cette mer intérieure, elle domine à la fois le bassin occidental qui baigne les côtes de l'Espagne jusqu'à Gibraltar et le bassin oriental, où se mirent la Tripolitaine, l'Egypte et la Grèce. Elle est à 100 milles de la Sicile, à 240 milles de Malte, à 300 milles de Naples. Elle fait vis-à-vis à la Sardaigne.

Contexte Géographique de Bizerte


Elle commande, en quelque sorte, tout le lac méditerranéen, et, pendant une guerre, les navires ayant Bizerte comme base d'opérations seront dans les meilleures conditions pour fondre, à point nommé, sur l'ennemi signalé. C'est une situation au moins égale à celle de Malte, et un Anglais, l'amiral Spratt, écrivait que Bizerte pouvait annuler l'importance militaire de la petite île anglaise.

Or il se trouve précisément que la position de Bizerte semble avoir été appelée par la nature à devenir une place forte maritime. Tout concourt à faire d'elle une merveilleuse base d'opérations, un admirable «point d'appui» pour une flotte de guerre. Assise au fond d'un golfe couronné de collines propres à recevoir des forts ou des batteries, la ville de Bizerte avait à ses pieds un vaste bassin intérieur n'ayant pas moins de 12 kilomètres de largeur et assez profond pour recevoir les escadres les plus puissantes.

 

Voir aussi : La vocation géographique de Bizerte.

Par M ABIDI
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Samedi 17 mai 2008 6 17 /05 /Mai /2008 10:34
Êtes- vous en train d'attendre impatiemment la suite du programme? la connaissance de l'origine du nom de la ville, Bizerte ?

Je vous livre, sans plus tarder, un condensé, une synthèse, des études menées par les linguistes et les historiens qui se sont penchés sur l'histoire de la l'Afrique du nord, de la Tunisie et  celle de Bizerte.

Regardez la démonstration vidéo qui suit, vous allez être certainement étonné.

De Hippo Diarrhytus à Bizerte

Quelques explications étymologiques et  racines du nom antique Hippo Diarrhytus.

On voit cette ville appelée par des noms très différents dans les anciens auteurs. Sylax, qui le premier en fait mention, la nomme Hippone Polis (Ippon polis) ou Hippone acra (Ippon acra), dans les auteurs postérieurs, elle est en outre appelée Hippagreta et les habitants Hippacritae. Les trois derniers noms dérivent sans doute du punique Ippo acheret, l'autre Hippo, nom qu'on a donné à cette ville pour la distinguer de Hippo régius en Numidie actuellement Annaba en Algérie, pas loin de Bizerte. Les Grecs donnaient  à Hippo le surnom de Diarrhytos, c'est à dire traversé par l'eau, à cause de sa position et les deux canaux qui traversaient la ville.


Le nom de  Hippo est certainement Phénicien et non Grec (hippo = cheval) : on le trouve à l'état simple ou composé dans toute l'Afrique du nord jusqu'en Espagne. Bochert y a vu Ubba (sinus = Golf) et Movers voit un lieu ceint de murailles ou forteresse.


En phénicien, UBBON signifie golfe. Bizerte étant situé au fond d'un golfe, et d'Ubbon on a fait Hippone....Hippo...

Donc, la présence des Hippocampes sur le blason de Bizerte n'a rien à voir avec son nom antique et qui par contre, mérite une recherche un peu plus approfondie. Si vous avez des sources à ce sujet, laissez moi un commentaire.

A suivre... 

Par M ABIDI
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Mercredi 21 mai 2008 3 21 /05 /Mai /2008 10:31




Le blason de Bizerte

 
Au cours de mes recherches sur l'histoire de Bizerte, le blason de la ville, que vous pouvez voir sur différent édifices municipaux, a réveillé ma curiosité :  Quelle est sa signification ?


Je dois l'admettre que, jusqu'à aujourd'hui, ma curiosité reste entière. Cependant, j'ai poussé les recherches pour percer cette interrogation et là, j'ai fait une découverte personnelle  : l'emblème de Bizerte ressemble étrangement à celui de la Ville de Paris. Ou du moins, les concepteurs du blason de Bizerte étaient portés par l'inspiration que leur procurait le blason de Paris. Il y a eu donc une adaptation. Pourquoi ? c'est ce que j'aimerai savoir.

 

Démonstration : 

  

 


Remarques :

  1. *       Les créneaux sont celles d'un château plutôt médiéval que nous rencontrons en Europe.
  2. *       Les hippocampes ont remplacé les fleurs de lys symbole du Roi
  3. *       Les fonds bleu et rouge on été inversés
  4. *       L'épi de blé et le rameau d'olivier, productions locales, ont remplacé respectivement la branche de chaîne et le rameau de laurier.
  5. *       La galère (je suppose) navigue par temps relativement calme alors que la nef sur le blason de Paris navigue par un temps houleux.

 

Tout laisse à croire que le blason de Bizerte est un "copier coller" de celui de la ville de Paris, adapté à la situation géographique et historique de la ville.

 

La devise de la ville de Paris est Fluctuat Nec Mergiture, Battue par les flots mais ne sombre pas, qui pourrait correspondre également à celle de la ville de Bizerte . c'est ce que nous allons voir dans l'article : Bizerte au Fil du temps.

 

Nous avons vu que Bizerte est une création Française, son emblème ressemble étrangement à celui de la ville de Paris. La devise de Paris pourrait s'adapter à la ville de Bizerte. Tout ce-ci m'emmène à penser, avec beaucoup d'humour, si c'était un hasard qu'un "Bizertin", M Bertrand Delanoë, soit à la tête de la Mairie de Paris ! .
 










Par cet article, je lance un appel aux Bizertins férus d'histoire de leur ville, de m'aider à dissiper le brouillard qui masque le "Mystère" du blason de Bizerte. D'avance, merci.


A propos de l' Hippocampe :

Hippocampus ramulosus et  Hippocampus hippocampus                                       
Famille des Syngnathidae          

On connaît bien ce drôle de petit poisson de moins ce 15 cm. La tête repliée par rapport au corps, et une queue préhensile qui lui sert à s'accrocher aux algues dans lequel il vit. Le corps est recouvert de plaques osseuses qui lui donne un aspect d'armure.

Brun à point blanc, l' Hippocampus ramulosus  se différencie ainsi de son cousin Hippocampus hippocampus qui vit dans l'Atlantique et en Méditerranée mais pas en Manche. 

Nourriture


L'hippocampe a une bouche minuscule, il se nourrit de zooplancton. 

Fécondation

C'est la grande particularité de l'hippocampe. 

Lors de l'accouplement, la femelle pond ses oeufs dans la poche incubatrice du mâle et c'est lui qui va les porter jusqu'à l'éclosion. Ensuite, les petits sont livrés à eux même.

Les hippocampes sont fidèles et vivent en couple toute leur vie


Longueur : 15 cm
Poids : quelques grammes
Fécondité : 100? jeunes
Distribution : Méditerranée, Atlantique et Manche


à Suivre.
 

Par M ABIDI
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Lundi 26 mai 2008 1 26 /05 /Mai /2008 20:59

BATTUE PAR LES FLOTS MAIS NE SOMBRE PAS.

 

Cette devise peut résumer toute l'histoire de Bizerte.
De tous temps, les peuples moins favorisés durent subir la loi des plus forts. Bizerte était sans doute de ceux là.
Les berbères qui peuplaient la région vivaient en harmonie avec la nature, sans pensées hégémoniques.



     
Les Phéniciens

►       1100 Av J.C Fondation de Bizerte par les Phéniciens de Sidonie (et non de Tyr),

►       Viennent par la suite, les carthaginois, les Romains, les vandales, les Byzantins, .

►     Les Arabes :
►        647-48 premier raid en Ifriqiya (Tunisie),
►        698 Hassan Ibn Nôoman prend Bizerte,

►      Les Espagnoles:

►           1535 Prise de Bizerte par les troupes de Charles Quint,

►      Les frères Barberousse et Les Ottomans:

►           1543 Les frères Barberousse prennent Tunis et Bizerte

          - Annexion à lempire Ottoman (à la sublime Porte de Soliman le Magnifique)

►      La course (la piraterie) : source principale de l'économie de la ville et du pays.

►         1492 expulsion des Morisques dEspagne

           - Les Andalous sinstallent à Bizerte et créent leur quartier (houmet el andlous)

►          1609 Deuxième vague d immigration des andalous.

►          1681 Bombardement de la ville par la France, Duquesne, et en 1770 par De Broves

►          1784 Bombardement de la ville par les Vénitiens

►          1818 Abolition de la course

►       La France:

►          1878 La France obtient laccord doccuper la Tunisie (accords de Berlin)

►            12 mais 1881 proclamation du protectorat

►       La République Tunisienne

►          20 mars 1956 indépendance de la Tunisie (mais pas de Bizerte)

►          15 Octobre 1963 évacuation totale de la ville de Bizerte.

Nota : Vous trouverez l'histoire de Bizerte sur les sites spécialisés. Cependant, je vais essayer de m'attarder sur des périodes ou des détails de l'histoire que je trouve pertinents. 

Dans l'attente de vous préparer la suite, je vous invite à visionner un documentaire sur la ville de Bizerte en plusieurs chapitres.

Chapitre I 



En l'an 800 av JC dans le bassin méditerranéen, régnait une puissance, hégémonique, en quête d'aventures. Cette puissance, les Phéniciens, dont la vocation était plus maritime que terrestre, naviguaient de proche en proche et fondaient des comptoirs commerciaux et colonisaient toutes les régions stratégiques. C'est ainsi qu'ils découvrirent Bizerte, région exceptionnelle pour une flotte maritime. Point septentrional de l'Afrique, belle rade en croissant, avec deux lacs intérieurs, l'un d'eau douce et l'autre salé. Plaines fertiles et montagneuses avec un climat doux et favorable à l'agriculture. En bref, la colonie s'installa à demeure, sur l'emplacement de l'actuel Dhâr el Koudia, au grand dam des berbères. Pendant 400 ans les phéniciens vont bâtir Bizerte. Ils l'ont Baptisé Hippo Acra ou Hippone Ackret, (voir article le Nom de Bizerte). Ils y construisent tout ce qui s'avère nécessaire au développement du port de commerce et militaire. Les soubassements du vieux port actuel sont d'origine punique (améliorés par la suite). Les phéniciens élargirent le canal naturel qui faisait communiquer le lac avec la mer, et en creusèrent un second prenant naissance dans le lac et se réunissant à l'ancien. Ces deux canaux enserraient ainsi entre eux un îlot (R'Baâ) recouvert de nombreuses maisons et infrastructures commerciales; puis ils se jetaient dans la mer par un même lit.

  Chapitre II



Avant d'aller plus loin dans l'histoire de Bizerte, je souhaiterai vous amener du coté du vieux port, et plus precisemment au fort de la KSIBA (petite Citadelle), Sidi El Héni, pour vous montrer une curiosité ( du moins pour moi) qui a un interêt historique et archéologique .

Lire l'article : La Borne Milliaire de Bizerte.

Chapitre III

Par M ABIDI - Publié dans : histoire
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